Né en 1982 à la maternité de Port-Royal, Aurélien Fouillet grandit entre les voies de la Gare de Lyon et l’Église Saint-Sulpice. Après avoir envisagé de devenir astrophysicien et s’être disputé sur les nombres imaginaires avec son professeur de mathématiques, il entame des études de Philosophie. Il fait finalement une thèse en sociologie avant d’apprendre l’ébénisterie et la marqueterie. Il hésite maintenant entre apprendre la mécanique, à forger des couteaux ou à piloter un avion de tourisme…
Responsable du Mastère Spécialisé Création et technologie Contemporaine, il enseigne les SHS et la technologie du bois à l’ENSCI les Ateliers et propose un cours intitulé Penseur.euse.s et Designer.e.s, des workshops d’initiation à l’enquête de terrain ou d’exploration de l’ontonautique.
Il est co-responsable éditorial de la Revue Sociétés (De Boeck Université) et membre du comité de rédaction des Cahiers Européens de l’Imaginaire (CNRS éditions).
Il est l’auteur de Playtime aux éditions les Pérégrines et de La vie des objets aux éditions Ateliers d’art de France.
Il travaille actuellement à un ouvrage sur Robert-Houdin à la croisée de la technique, de la magie et du design.
Il est aussi commissaire d’exposition.
Les 21 et 22 mai 2026, à l’ENSCI les Ateliers, salle Charlotte Perriand
auront lieu les 5e Journées d’études ontonautiques
Inscription https://www.eventbrite.fr/e/5e-journees-ontonautiques-tickets-1988831061242?aff=oddtdtcreator&_gl=1douejn_upMQ.._gaMzk0OTc1OTYuMTc3Nzk4OTYxMQ.._ga_TQVES5V6SH*czE3Nzc5ODk2MTAkbzEkZzAkdDE3Nzc5ODk2MTAkajYwJGwwJGgw&keep_tld=true
Jeudi 21 mai
10h – 11h Nastasia Hadjadji : Apocalypse Nerds
11h – 12h : Roméo Agid : Ganon : Histoire et gravité. Cinétologie vidéoludique et modulation du récit par les dynamiques motrices et perceptives – l’exemple de Ganon dans Zelda : Tears of the Kingdom.
12h-13h : Axelle Gisserot : Textiles habités/ Textiles Situés.
14h -15h Alexandra Midal : Les sorcières du design: design, transes et féminisme
15h-16h : Agnès Giard : Eloge de l’extinction. L’Anthropocène au prisme de la culture populaire japonaise.
16h-17h Nathalie Guimbretière : La fabrique du montage : défaire, renommer, rejouer les récits techniques.
Vendredi 22 mai
10h – 11h Anne Alombert : De la bêtise artificielle.
11h -12 h Sébastien Broca : « Pris dans la toile. L’histoire contrariée de la critique des Big Tech »
14h15h : Eugénie Péron-Douté : conférence performée.
15H – 16h :Julia Reitzer et Loïc Bertrand : Explorer le passé pour des matériaux contemporains
16h-17h Aurélien Fouillet : Penser comme une image.
Avec
Roméo Agid est Docteur en Arts (Paris –Saclay), musicien-compositeur, artiste chorégraphique et notateur du mouvement Laban (CNSMDP). Il dirige la recherche de l’École Condé et y enseigne l’histoire et la théorie de l’art ainsi qu’à l’école supérieure du Parfum. Il poursuit par ailleurs ses recherches en arts.
Loïc Bertrand est directeur de recherche à l’ENS Paris-Saclay. Ses travaux portent sur les propriétés des matériaux du patrimoine, explorées par micro-imagerie de rayons X et UV/visible. Il enseigne au sein des départements de chimie et de design de l’ENS Paris-Saclay, ainsi qu’à l’Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines. En 2007, il a initié la création de l’Institut européen d’analyse des matériaux anciens (IPANEMA) au synchrotron SOLEIL, qu’il a dirigé de 2010 à 2019. Il coordonne le réseau PAMIR de la Région Île-de-France, réunissant les équipes dédiées à l’étude des matériaux du patrimoine. Il anime le thème Matériaux anciens et paléoinspirés du laboratoire PPSM de lens Paris-Saclay et du CNRS.
Sébastien Broca est professeur à l’Université Paris, 8 où il co-dirige le Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CEMTI). Ses recherches, à l’intersection de la sociologie, des sciences de l’information et de la communication et de l’économie politique, portent sur la critique des Big Tech ainsi que sur le coût social et écologique du numérique. Il a publié Utopie du logiciel libre (Le passager clandestin, 2013) et Pris dans la toile : de l’utopie d’Internet au capitalisme numérique (Seuil, 2025).
Agnès Giard, anthropologue rattachée à l’Université de Paris Nanterre (laboratoire Sophiapol), est l’auteure d’Un désir d’humain (Belles Lettres, 2016) distingué par le prix ICAS-GIS Asie et Les Amours artificielles au Japon (Albin Michel, 2025). Ses recherches portent sur l’industrie des simulacres affectifs – poupées de silicone et de silicium – dans le contexte du dépeuplement du Japon.
Axelle Gisserot est designer textile et doctorante au Centre de Recherche en Design (ENSCI–Les Ateliers / ENS Paris-Saclay). Elle a fondé le laboratoire textile d’Atelier LUMA, où elle poursuit aujourd’hui ses recherches. Son travail porte sur les conditions de réémergence de systèmes textiles situés, à l’articulation entre ressources, outils, territoires et pratiques de production.
Nathalie Guimbretière : Inscrite dans le champ de la recherche en design, et engageant aussi bien la performance audiovisuelle que l’anthropologie des mondes techniques, cette intervention explore comment se fabriquent, se défont et se rejouent les récits qui nous lient aux techniques : démonter les imaginaires hérités — progrès, maîtrise, autonomie —, construire un protolexique pour en nommer d’autres, et éprouver ces déplacements dans des dispositifs collectifs (ateliers, tribunaux, installations) développés au sein de la Maison des Humanités Potentielles (LESC – CNRS / PEPR O2R).
Nastasia Hadjadji est journaliste spécialiste de l’économie politique du numérique (Le Monde, Libération, Synth Média, Observatoire des multinationales …), reporter et réalisatrice de documentaires (Arte Tracks) et essayiste (Apocalypse Nerds, 2025, avec Olivier Tesquet et No Crypto, 2023) aux éditions Divergences.
Commissaire d’exposition indépendante, Alexandra Midal est professeure à la HEAD-Genève en histoire et théorie du design.
Eugénie Péron-DoutéEugénie Péron-Douté est docteure en littérature française contemporaine et qualifiée aux fonctions de maître de conférences en sections 09 (littérature française) et 18 (arts plastiques) du CNU. Elle est actuellement Responsable des Études et de la Recherche à l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC), et chercheuse associée en création littéraire au laboratoire Fablitt (Université Paris 8) ainsi qu’en arts plastiques au Crem (Université de Lorraine). Ses travaux se situent à l’intersection de la littérature contemporaine et des arts visuels. Elle s’intéresse aux processus de littérarisation de l’art contemporain et d’artialisation de la littérature, ainsi qu’aux pratiques intermédiales et performatives. Elle a publié une vingtaine d’articles scientifiques et a co-dirigé en 2026 un numéro de French and Francophone Studies intitulé « Chloé Delaume : une œuvre intermédiale ».
Julia Claire Reitzer est doctorante à l’École normale supérieure Paris-Saclay et ses travaux portent sur les méthodologies d’étude et de représentation des textiles archéologiques. Elle collabore avec le Centre de recherche en design, le Laboratoire PPSM (matériaux anciens et paléo-inspirés), l’entreprise Mihaly, et est soutenue par la Région Île-de-France. Elle est diplômée de l’École Estienne, de l’Ensaama, du Cnam et de l’Université Paris-Saclay. Après une résidence à la manufacture des Gobelins et au Mobilier national, elle a travaillé à Irobe Design Institute à Tokyo, et pour le réseau Integral Ruedi Baur, à Paris.
Les 3, 4 et 5 décembre prochains aura lieu le colloque internation Design, Narration(s) et Théorie(s) littéraire(s) à l’ENSCI les Ateliers.
Pour vous inscrire : https://www.eventbrite.fr/e/colloque-design-narrations-et-theories-litteraires-tickets-1813861742299?aff=oddtdtcreator
Mercredi 3 décembre Salle Richard Lenoir
8h45 : accueil salle Richar Lenoir.
ENSCI Les Ateliers, 48 rue Saint-Sabin, 75011 Paris.
9h15 : introduction de la journée par le comité d’organisation.
Table 1. Le temps des choses.
9h30 – 9h50 : Julia Reitzer, Le passé sous le prisme du design spéculatif : entre faits et spectre des possibles.
9h50 – 10h20 : Mireille Séguy et Laurent Olivier, « La vérité sur les objets du passé. Une enquête impossible ».
10h20 – 10h40 : Florence Jamet-Pinkiewicz, Comment écrire demain ?
10h40 – 11h : questions
Pause
Table 2. Objets hantés, objets habités, objets animés.
11h20 – 11h40 : Isabelle Daëron, Watercalling.
11h40 – 12h : Laureline Galliot, GRUMPY TEAPOT : « est-il possible d’inviter un tempérament dans un objet d’usage ? »
12h – 12h20 Marina Wainer, Wor(L)ds — words create worlds.
12h20 – 12h50 : Saul Pandelakis, Écrire le sexe avec la machine ?
12h50 – 13h20 : Questions
Pause déjeuner
Table 3. Modes d’existence.
14h30 – 14H50 : Alaeddine Maamer, Un musée pour ce qui ne fut pas : objets narratifs des luttes à venir.
14h50 -15h10 : Alexandra Midal, Le chant des sirènes.
15h10 – 15h 30 : Ur Apalategui, « Et si le Pays Basque avait existé ?
15h30 – 15h50 : Eugénie Péron-Douté, Comment parler des œuvres picturales que l’on ne voit pas.
15h50 – 16h20 : Questions
Pause
Table 4. Quand les objets s’écrivent.
16h50 – 17h10 : Nancy Murzilli : Fictions et design de vie
17h10 – 17h30 : Pierre Bayard, Les objets sauteurs.
17h30 – 18h : questions
Jeudi 4 décembre Salle Richard Lenoir
9h : accueil
Table 5. Enquêtes et cinéma.
9h15 – 9h35 : Pierre Cassou-Noguès, Dupin n’avait pas lu Proust.
9h35 – 9h55 : Sybilla Guénéau, Des objets qui tuent : fonction narrative et critique de l’objet dans les romans du néo-polar (1971-1989)
9h55 – 10h15 : Fleur Hopkins-Loféron, Décoder l’illisible.
10h15 – 10h35 : Questions
Pause
10h55 -11h15 : Fabien Boully, Les films qui auraient pu être.
11h15 – 11h35. Léo Barraco, Les Frères Anderson – Le secret du cinéma américain
11h35 – 12h05 : questions
Pause déjeuner
Table 6. Quand les lettres s’en mêlent 1.
14h20 – 14h 40 : Henriette Kortas-Altes, Contrefactualité et combinatoire oulipienne dans L’Anomalie de Le Tellier.
14h40 – 15h : Sophie Feller, Cyrano, disciple de Pierre Bayard ?
15h – 15h30 : Questions
Pause
Table 7. Quand les lettres s’en mêlent 2.
15h55 – 16h15 : Simon Dansereau-Laberge, Une lecture bayardienne de l’altérité
16h15 – 16h35 : Timéa Gyimesi & Claire Azéma, Design spéculatif et protonarrativité du faire : La critique interventionniste et la fiction théorique à l’oeuvre en design situé.
16h35 – 16h55 : Clémentine Beauvais, « C’est toi, grand-mère ? » « Oui, mais je ne reconnais pas votre voix » : Petites interventions sur cabines téléphoniques
16h55 – 17h15 : Romeo Agid, « Never, never, never ! » – le masocore, le récit et la cinétique dans le jeu Hollow Knight ?
17h15 – 17h45 : questions
Vendredi 5 décembre Salle Richard Lenoir
9h : accueil
Table 8. Quand les lettres s’en mêlent 3.
9h15 – 9h35 : Lucie Thévenet, La mythologie grecque comme multivers : les lettres possibles de Phèdre.
9h35 – 9h55 : Anastasia Scepi, (Re)penser les imaginaires à l’aide du design fiction.
9h55 – 10h15 : Hélène Sellier, Penser un design narratif spéculatif : une recherche-création en jeu vidéo.
10h15 – 10h35 : Antoine Paris, Objets-textes et textes-objets. Design du texte dans l’Antiquité.
10h35 – 11h00 : Questions
Pause
11h20 -11h45 : Delphine Jayot, « Elle rêva un tapis » : Objets du bovarysme et bovarysme des objets.
11h45-12h05 : Martine Créac’h, Vie des objets dans une maison vide (Laurent Mauvignier).
12h05- 12h25 : Marta Caraion, Écrire les choses.
12h25 -12h55 : Questions
Table 9. Designs, spéculations, littératures 1.
14h – 14h30 : Loriane Lafont, Le Montaignstein : enquête sur un étrange cas littéraro-philosophicus
14h30 – 14h50 : Nathalie Guimbretière, Machines possibles et narrations interventionnistes : repenser l’autonomie technique au prisme de Pierre Bayard.
14h50 – 15h10 : Thomas Pausz, Technologies fictionnelles et Technodiversité littéraire chez J.G. Ballard.
15h10 – 15h20 : Aurélien Fouillet, « Pierre Bayard, designer spéculatif ».
15h20 – 15h50 : questions
Pause
Table 10. Designs, spéculations, littératures 2.
16h10 – 16h30 : Aleksey Sevastyanov, Projet et enquête : récits de témoignage et modes d’énonciation dans la théorisation architecturale.
16h30 – 16h50 : Valentin Graillat, Une autre smart-home : la maison termite
16h50 – 17h10 : Pierre Sauvageot, Et puis un jour, Pinocchio se mit à marcher tout seul…
17h10 – 17h30 : Armand Béhar, Ce que le récit fait aux objets.
17h30 – 17h50 : Panagiotis Christias, The teleportation paradox. A logical existential paradox.
17h50 – 18h30 : Questions
Comité d’organisation
Pierre Bayard (Paris 8)
Mireille Séguy (Paris 3)
Fabien Boully (Paris Nanterre)
Armand Béhar (ENSCI)
James Auger (ENS)
Aurélien Fouillet (ENSCI)
Fleur Hopkins-Loféron
Alexandra Midal (HEAD)
Thangam Ravindranathan (Brown University)
Henriette Korthals-Altes (University of London)
Loriane Lafont Grave (University of Chicago)
Lucie Thévenet (Nantes Université)
Delphine Jayot (Eötvös Loránd University)
Ur Apalategui (Université de Pau et des pays de l’Adour)
Eugénie Péron-Douté (Université de Lorraine)


